Article No
161
Les informations
recueillis par les enchères et le jeu de la carte peuvent parfois
permettre à un déclarant expert de jouer presque à cartes
ouvertes, comme dans la donne d’aujourd’hui, jouée lors des demi-finales
de la Coupe Rosenblum de 2002.
Est donneur, N-S
vul.
♠ 4
♥ D 7
6 5
♦ V 10
7 2
♣ A D
6 5
♠ 8 7 ♠
9 5 2
♥ V 10 9 4 ♥
A 2
♦ 9 8 3 ♦
R D 6 5 4
♣ V 8 4 2 ♣
R 10 7
♠ A R
D V 10 6 3
♥ R 8
3
♦ A
♣
9 3
Ouest Nord Est Sud
1♦
contre
passe 1♥ passe 4♠
passe 5♠ (fin)
Le suédois
Peter Fredin en Sud a jugé sa main trop forte pour un immédiat 4♠,
alors il a contré l’ouverture. Nord a donné une réponse
minimum et s’est manifesté après 4♠ pour montrer qu’il
était maximum pour son enchère précédente. Ainsi
ils se sont arrivés un peu trop haut, à 5♠.
Ouest entame le ♦3
en pair-impair pour l’As du déclarant qui tire trois tours d’atout.
Ainsi, il est à même de localiser toutes les cartes
importantes : il sait qu’Est a cinq Carreaux et trois Piques, avec tous
les gros honneurs manquants. Alors, Est n’a que cinq cartes dans les deux
couleurs restantes, ce qui veut dire qu’un des deux gros honneurs manquants (le
Roi de Trèfle et l’As de Pique) est singleton ou doubleton.
Après les
atouts, Fredin donne un coup à blanc à Trèfle. Le Roi ne
tombe pas. Puis il gagne le retour Carreau et rejoue Trèfle pour son As.
Le Roi ne tombe pas non plus. Mais maintenant Fredin joue Cœur du mort.
Est plonge l’As et essaie en vain d’encaisser son Roi de Trèfle. Contrat
fait.
Mais même
si Est ne plonge pas l’As, Sud gagne le Roi et joue un coup à blanc
à Cœur, en sachant que l’As est certainement second et va tomber.
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